jeudi 8 mai 2008

...petite patate, tant pis pour toi!!!

Il y a des limites à se faire niaiser. Dans ce monde de fous, tout le monde court tellement vite que plus personne n’a le temps de s’arrêter 3 secondes pour vivre les vraies choses et pour parler aux gens. Il me semble que je n’exige pas grand-chose. Je suis gentille avec les gens. J’aimerais recevoir de la gentillesse en retour.





En janvier, nous farfouillons les magasins pour hommes afin de vêtir décemment Roméo qui fait vivre sa petite famille en travaillant fort fort fort devant trois écrans d’ordi. J’adore ma nouvelle région. J’adore le Saguenay. Mais je pleure sur mes restos montréalais et sur le manque d’originalité des boutiques pour femmes… mais surtout pour hommes.





Ici, les boutiques pour hommes ferment leurs portes. Résultat? Il ne reste pas grand choix, et la plupart des vêtements sont coupés pour des hommes sveltes au torse rasé. Tout est trop étroit pour les cuisses de cycliste de mon chum. Dans les cabines de Terra Nostra, il me faisait rire aux larmes en revêtant les beaux et chers vêtements qui lui faisaient ressembler à un Mica musclé. Sans blagues! De toute façon, Terra Nostra a fermé sa section testostérone. Le problème est en partie réglé.





Nous flânions alors chez Mexx, sans trop avoir le choix, lorsque commença notre histoire d’amour avec cette boutique.





En cherchant quelques chandails dans le département pour homme, Roméo frôle une colonne sur laquelle est accroché, sans trop savoir pourquoi, un joint en acier tranchant. Résultat? Son manteau d’hiver payé 400$ chez MEC (pas chez MEXX) se déchire à l’épaule.





Roméo s’achète rarement des vêtements dispendieux. Ce manteau de la MEC, d’une qualité irréprochable, idéal pour les sports d’hiver, était notre coup de cœur. Je trouvais mon chum très sexy dans ce manteau rouge-orangé. Décidément, nous portons malheur. Ce qu’on achète se conserve rarement en bon état. Je ne suis pas particulièrement matérialiste, mais je sais que Roméo travaille fort pour sa petite famille et ça me chagrine de constater que les biens matériels ont la vie courte.





«MEXX ne laissera pas un client tel que môsieur dans une telle situation» Clame la gentille gérante. Parfait, répond-t-on. Lundi sans faute, je dois me charger d’appeler la gérante des ventes de district. Lundi matin. J’appelle dans le 514. J’imprime ma belle voix sur le ruban de la boite vocale de la gérante des ventes, visiblement fort occupée. Pas de nouvelles. Roméo appelle à Chicoutimi. Il rappelle à Montréal. Pas de nouvelles. Nous réussissons à parler à la gérante des ventes de district après avoir dit notre façon de penser à la très gentille gérante du magasin de Chicoutimi. «Oui oui oui, j’allais vous appeler ce matin-même. » Menteuse, va! Au bout de 4 mois, après l’envoi de photos du manteau déchiré à la dite gérante des ventes de district, toujours pas de nouvelles. Silence total. Le manteau est encore déchiré et l’hiver est maintenant terminé. Exaspérés, nous lui écrivons cette semaine une lettre d’amour dans laquelle nous l’envoyons gentiment paître dans le champs de patates en lui faisant clairement comprendre qu’elle a perdu notre fidélité.





Le lendemain, à la première heure, un appelle de ladite gérante qui raconte que chez MEXX, tout le monde travaille comme des fourmis et tout le monde est occupé et qu’elle comprend notre colère et patati, et patata. Finalement, après m’avoir dit que le manteau, déjà vieux de 3 hivers, ne semblait plus valoir grand-chose, et que finalement ce n’était qu’un manteau, elle nous offrait un bon de 50$. Sidérée et incapable de dire quoi que ce soit d’intelligible, j’ai accepté son offre. De toute façon, je n’espérais plus rien de MEXX.





Le manteau de Roméo n’était pas un vieux manteau et j’ai été attristée lorsqu’elle m’a dit ça au téléphone. Quand nous payons 400$ pour un manteau, nous n’avons pas envie de nous faire dire au bout de 2 hivers que le manteau est devenu vieux et qu’il ne vaut plus rien. Surtout pas un manteau de cette qualité. Le respect est une valeur rare de nos jour. J’étais triste pour mon Roméo, mais comme je pense toujours APRÈS, il était trop tard pour lui dire ma façon de penser. 50$ en certificat-cadeau, alors que nous lui avons dit que nous ne remettrons plus les pieds dans cette bannière… Il y a un truc que je ne comprends pas.





Les chandails, achetés chez MEXX 4 mois plus tôt, la journée-même où commença notre aventure, ont incroyablement mal vieillit malgré les lavages délicats et les séchages à plat. Mais ce n’est pas grave! Si deux hivers pour un manteau c’est beaucoup, 4 mois pour un chandail MEXX c’est déjà trop. Mince consolation, nous recevrons par la poste un beau certificat-cadeau de 50 piastres que nous donnerons à un sans-abri, sans doutes.