jeudi 8 mai 2008

Ça m'embête de devoir trouver un titre à chaque message.

NE vous fiez pas au titre de ce billet. Je file le parfait bonheur aujourd'hui.



Le jogging est tombé à l’eau (PLOUF!!!) la semaine dernière, pour rappeler une chanson que j’adore détester! La pluie froide et les rafales de vents, ainsi que la NEIGE en ce premier jour de mai, m’ont rapidement persuadée de rester bien au chaud dans mon chez-soi. Ceci dit, mon intérieur n’est guère mieux depuis que les chats chassent les souris sur leur territoire. La litière dégage des odeurs pas trop agréables malgré un nettoyage quotidien et rigoureux par la préposée aux crottes de chats (moi).



Hier, séance yoga délicieuse, reposante et énergisante dans mon salon. J’ai ajouté à ma routine Dandâsana- le bâton- et Merudandâsana- le bâton en tension. Dandâsana exige un petit effort pour déposer une à une les vertèbres au sol, en partant vers le haut et en terminant par les lombes. Facile à dire! Surtout que j’ai oublié de dire que les bras doivent êtres tendus derrière la tête. Ma colonne est rigide comme cette Olga à chignon qui contrôlait les billets de train lors de mon voyage en Allemagne. Dandâsana favorise la souplesse et la mobilité de la colonne, ce bâton essentiel au corps sans lequel je serais molle comme une chiffe.



J’aime sentir que le corps allonge quand je l’étire. J’adorais les périodes d’étirement dans mes classes de ballet, pendant lesquelles je souffrais le martyr à la barre, écartelée comme une condamnée pendant que Sinéad chantait nothing compare to u (des fautes?) dans le haut-parleur. C’était notre chanson à toutes, pseudo ballerines à chignon, celle qui nous faisait turluter durant ce moment de grande souffrance. Il fallait souffrir pour danser. J’adorais souffrir. J'adore encore souffrir. Mais ne vous méprenez pas...



Le yoga n’est pas douloureux, mais j’ai toujours l’impression que j’ai perdu quelque part une vertèbre et que ma colonne trop courte et rigide s’étire, s’allonge toujours un peu plus, surtout lorsque je maintiens longtemps une asana. J’adore justement pratiquer la pince, qui allonge le dos. Je sens le travail des vertèbres qui s’étirent, quoique le dos doit rester passif et totalement détendu. J’adore ce principe de travailler les muscles du corps et les vertèbres de façon passive. Être passif et rester passif n’est pas acquis dans ma petite tête de linotte. Dur dur!



Sentir le travail du corps. Voilà ce que j’aimais en danse. Voilà ce que m’apporte le yoga. Avec le atha yoga, l’étirement se fait la plupart du temps sans effort. Et le lendemain, je me lève courbaturée. Étonnant comme notre mode de vie nous condamne à raccourcir de la colonne et à nous empâter. Le moindre petit mouvement qui réveille les profondeurs du corps nous cause de grandes courbatures. Le corps humain est une machine qui ne cessera jamais de m’émouvoir et de m’impressionner.



En parlant de corps humain… la petite chose qui me sert de fils a chaviré mon cœur de mère, aujourd’hui. Me donnant la main pour que je l’amène sur le bord escarpé de la rivière, il commentait de son éternel DA les oiseaux, les canards, Agathe la chatte qui nous suivait en rampant dans les herbes, le ciel bleu, le bruissement à la fois apaisant et inquiétant de la rivière qui coule. Il s’est placé naturellement devant sa grande mère et s’est assis sur le sol humide. Je l’ai imité et nous sommes restés ainsi de longues minutes à regarder les bouts de rivière qu’on peut encore apercevoir entre les branches, puisque les feuilles ne sont pas encore poussées. Il s’exclamait devant tout ce que ses yeux pouvaient voir, et devant tout ce que ses oreilles pouvaient entendre… en particulier l’écho de sa voix. Et dire que les voisins pensaient vivre dans un endroit paisible!