mardi 27 mai 2008

Ce blogue.

Eh merde! Je suis en retard de dix messages sur ce blogue. J'adore ce blogue. Gerer ce blogue est un vrai plaisir. J'aime bien mon nouveau look itou. Mais que c'est pénible gérer deux blogues! Je sais, je sais, il suffit d'en annuler un et de garder l'autre.

dimanche 18 mai 2008

Morphée, tu es un traître!

Un mal de genoux inquiétant m’empêche de faire mon jogging. Bordel! J’accuse un petit bedon d’hiver que je perds habituellement assez tôt au printemps. Mais la neige tardive, jusqu’en mai, et le genou en compote m’empêchent de courir mon p’tit 4 kilomètres 3 ou 4 fois par semaines.





Je compense par une marche rapide lorsque j’ai mon chenapan, et par une marche moins rapide quand la princesse, les genoux dans le front, embarque dans la poussette jogging avec son petit frère. C’est qu’elle est lourde, ma grande fille de 4 ans qui en paraît 5. Ça ne paraît peut-être pas comme ça, mais au Saguenay, les chemins plats, personne ne connaît ça. Tout est en S, tout monte et tout descend, ici. Y compris mon chemin de campagne. Si en voiture les petites pentes se parcourent les yeux fermés et la fesse reposée, en revanche, le popotin nous brûle à la fin d’une promenade en poussette.



Impossible de dormir plus de 3 heures par nuit ou plus de 4 heures avec un peu de chance. Ça fait une semaine que ça dure. Habituellement, je réussis à gruger 5 ou 6 heures de sommeil de temps à autres. Mais cette semaine, Morphée est allé voir ailleurs. Quand je suis chanceuse, les 3 heures de sommeil sont consécutives.





Pas question d’avaler des somnifères ou des trucs anti-anxiété. Ça me stresse cent fois plus et ça ne fonctionne pas dans mon cas. Je ne suis pas anxieuse. Juste insomniaque depuis l’âge de 4 ans environ. Ça fait partie de ma nature, je suppose. N’empêche que parfois, je fantasme sur une nuit de sommeil sans failles de 8 heures. Juste un p’tit 8 heures sans me faire déranger par moi-même ou par les enfants, ou par le chien de l’autre côté de la rivière qui commence sérieusement à m’énerver, ou par mes chats, ou par Roméo. Juste un p’tit 8 heures non-stop, une seule fois dans ma vie. C’est pas si pire, non?





Parce que, même si je suis maman à la maison, j’ai une job à faire, de jour comme de nuit. Le travail m’attend même si les cernes et les yeux rougis trahissent ma fatigue. Quand je travaillais 35 heures semaines, en plus de rédiger mon mémoire de maîtrise, je devais être fonctionnelle. Quand j’allais à l’école primaire, ou au secondaire, je devais être fonctionnelle malgré mes nuits passées à me raconter une histoire sans fin que je reprenais la nuit suivante, et ainsi de suite, durant des années et des années. Je sais que je devrai être fonctionnelle lorsque je reprendrai le travail. Parfois, ça fait peur.





Le souper de samedi était des plus réussis. Poulet à la broche, ma salade césar spéciale Fadette, une salade de tomates, un couscous et mon spectaculaire petit gâteau coulant au chocolat qui va drette dans les fesses et qui vous bouche les artères en moins de deux mais que tout le monde adore. Même si je n’ai pas le droit de manger de chocolat jusqu’à nouvel ordre. Tant pis.

État d'urgence dans la tête de la Petite.

Ce n'est pas une légende urbaine; je suis en panne d'inspiration... culinaire. Samedi, j'invite ma voisine à souper. Dans mon coin de pays, tout le monde connaît tout le monde, tout le monde voisine tout le monde. Tout le monde entre chez tout le monde comme si tout le monde était les cousins de tout le monde. Ce qui est le cas, en effet. Donc, j'invite ma voisine samedi. Moi qui suis une véritable encyclopédie culinaire vivante, je cuisine toujours la sempiternelle même bouffe lorsque je reçois de la visite. Paradoxale, la Petite! Plus j'en sais, moins je semble en savoir. Moins je semble en savoir, plus je feuillette livres, magazine, sites web. Plus je feuillette livres, magazines et sites web, plus je deviens mêlée. GRRRR. GRRRR. Et Re-GRRRR!

Notre potager.

Notre potager est scrupuleusement arrosé par une petite fille de 4 ans qui ne comprend pas pourquoi la salade et les radis, semés la veille, ne sont pas prêts à être mangés. Nos légumes ne sont pas tous semés et le potager est déjà trop petit. Deux maisons. Deux potagers à creuser. Malgré ça, je suis plus spécialiste de l’achat en magasin que semeuse de graines. J’adore jardiner et semer les légumes qui nourriront les bibittes à 4 pattes qui squattent le champ en bataille à côté de ma maison, mais je me questionne sur mon réel talent en la matière. Comme mon Roméo adoré m’a dit la semaine dernière, je dois me laisser une chance! D'accord, d'accord!





Hier, journée de rêve sous un soleil tropical. Avec les enfants, nous sommes allés jouer au parc à deux kilomètres de marche de chez moi. Ça semble long pour le commun des mortels, peut-être, marcher deux kilomètres pour aller jouer au parc. Dans ma campagne, je suis chanceuse d’avoir quand-même un parc pas très loin de chez moi. Avec moins de chance, je pourrais habiter à 5 kilomètres du parc. Ou peut-être même à dix. Rien que pour voir ma princesse risquer de se casser le nez en montant en sens inverse dans l’affreuse glissoire jaune criante, je pourrais affronter vents et marrées. Bon. Déjà, j’affronte les vents. Il ne me reste que les marrées.





De toute façon. Avec le terrain que j’ai ici, dans ma cours, je n’ai pas vraiment besoin d’un parc. Ni d'un zoo non plus. Mais allez expliquer ça à une enfant de 4 ans, vous!



Mon fils est la huitième merveille du monde! Il fait la sieste présentement. Je vous laisse. Le plancher à la laver.

Ma forteresse.

Quelle fabuleuse fin de semaine! Presque chaude avec tout plein de soleil. La fin de semaine idéale pour travailler au potager. La fin de semaine idéale pour perdre notre teint cadavérique pris durant l’hiver. J’suis déjà devenue toute brune malgré mon armure au fps 45.



En passant, bonne fête des mères à toutes les mamans et futures mamans de la terre. Le travail des mamans est trop important pour que nous le soulignions une fois l’an. À chaque jour, je me félicite d’être mère et de faire ce que je fais, même si j’ai souvent l’impression que je ne fais rien de bon et que tout va de travers.





J’ai eu droit à une magnifique et touchante surprise, jeudi dernier, lorsque ma fille est arrivée de sa dernière journée de garderie de la semaine. Elle avait appris par cœur un petit poème de 4 lignes pour l’occasion. Mon bouquet de fleurs, fabriqué avec des verres à eau en carton (vous savez, les banals gobelets coniques qu’on retrouve chez le dentiste ou un peu partout), papier de soie et cure-pipe, est accroché pour la vie à ma crémaillère. Il fallait voir les yeux brillants de ma fille, toute fière de son œuvre d’art. Depuis qu’elle va à la garderie à temps-partiel, donc depuis un an maintenant, ma fille me ramène constamment des petits bricolages ou des cadeaux lors des occasions spéciales. Elle grandit si vite, celle-là! Je l’ai remerciée mille fois en fin de semaine seulement pour le délice de l’entendre claironner un musical « ben… ça me fait plaisiiiiiiiir. » Elle ignore encore le bonheur qui me pince le cœur lorsque je la vois simplement vivre sa belle vie d’enfant.





Ma belle enfant, la tête bouillonnante d’idées farfelues et intelligentes, m’a lancée tout bonnement qu’à la salle des chevaliers de colomb (l’endroit le plus glamourissime pour bruncher à la fête des mères), nous y trouverions plein d’animaux puisqu’il y aurait des chevaliers… donc forcément des chevaux. Et pourquoi pas alors des cochons, des canards et des vaches??? Nous avons passé un petit moment en famille avec les enfants, les parents et les éducatrices de la CPE de ma fille. À la salle des Chevaliers de Colomb. Le déjeuner n’était pas le meilleur du siècle, mais voir mes enfants jouer avec des ballons, voir ma fille promenant son petit frère par la main, le montrant à ses éducatrices comme un sportif montre ses médailles… voir mon fils s’exclamer pendant une heure devant l’énorme mascotte à plumes jaunes dans la salle, le voir manger sa saucisse et son bacon à genoux sur une chaise, droit comme un yogi, regardant les enfants jouer autour de lui sans que ça le dérange une miette… Voir ces deux petites vies fourmillantes est sans doute ma plus belle récompense de mère. Malgré la fatigue qui brouillait mon regard (« Bonne fête, maman. Il est 5h du mat’. Réveille-toi, j’ai soif! », j’ai passé une belle journée avec eux à bruncher, à acheter nos semences pour le potager et à semer la salade, les radis et les oignons.





Une journée à jouer au soleil avec les enfants, les deux mains dans la terre, le derrière dans les airs, le vent qui souffle la terre, la cendre, les feuilles. Moi, j’appelle ça le bonheur.

vendredi 9 mai 2008

Elle culpabilise, la Petite!

Je culpabilise. Le plastique est néfaste pour les enfants. Or, mes enfants mangent dans de la vaisselle IKEA en plastique coloré, tellement chou, tellement cute et TELLEMENT toxique. Ils boivent dans des verres et des gobelets en plastique. Leurs ustensiles sont en plastique. Le plastique, s’il est porté à leur bouche, ou s’il entre en contact avec les aliments, ou s’il est chauffé, peut causer un dérèglement hormonal qui mène à des bibittes aussi indésirables que le cancer ou la puberté précoce : http://www.mamanpourlavie.com/secutire/sante-soins/2375-biberons-toxiques-on-fait-le-point.thtml



Bref, les biberons de mes enfants étaient en plastique. Je sais, je sais. J’ai été une mauvaise mère en ne les allaitant pas. Sachez que ma fille, dans son état un peu problématique, n’a pu boire une goutte de liquide avant l’âge de 4 semaines. Mon fils, lui… je vous épargne les détails. Même si ma fille buvait mon lait, elle devait le boire dans un biberon, à l’hôpital. Compris? Donc, les biberons étaient en plastique. Pour tourner le couteau dans la plaie, je les chauffais parfois au micro-onde.



Vite, assassinez-moi quelqu’un! Dénoncez-moi avant que je ne le fasse moi-même! En fait, c’est ce que je suis en train de faire, non?



Je continue. Les biberons étaient en plastique. Le plateau de leur chaise-haute était en plastique. Leurs jouets sont en plastique. Le service à thé rose, vert et bleu de ma fille est en plastique. Tout est en plastique, chez moi, particulièrement les milliers de petits bidules nécessaires ou farfelus destinés à mes enfants. Imaginez si je ne les aimais pas, ces enfants!



Nous achetions ces petits bidules en plastique pour nous rendre la vie plus facile. De toute façon, le plastique est un matériel présent partout dans notre vie. C’est un peu comme les vêtements et les meubles made in China. Difficile de trouver autre chose. Possible, oui. Mais difficile. Que faire alors? Culpabiliser? Me cacher la tête dans un sac compostable, recyclable… en plastique ou en carton? Peut-être qu’en plastique la mort sera plus rapide, non? Dois-je souffrir pour le mal que j’ai causé, que je cause et que je causerai à mes enfants? Ou suis-je tout simplement épuisée de ma nuit passée à consoler une petite fille et un bébé de 21 mois qui faisaient des cauchemars??? Croyez-vous que c’est la faute au plastique, tout ça???

AHHHHHH!!!!!!

Ok, Ok! Je viens de comprendre. Vous ai-je déjà dit que j'étais NULLE en informatique???

À la recherche du commentaire!

C'est bizarre... je suis nulle en informatique, et j'ai perdu ma section "commentaires" sur mon blogue... youhouuuuuu!!!!!

jeudi 8 mai 2008

Aujourd'hui, je prends ça COOL.

Aujourd’hui, je prends ça COOL. Deuxième nuit de suite à dormir un minimum de 6h. Record mondial dans mon cas, je l’avoue. Je ne sais pas ce qui m’arrive. Dormir m’épuise plus que lorsque je ne dors presque pas. Ce n’est pas la grande histoire d’amour entre Morphée et moi, mais j’aime bien tout de même passer quelques heures dans ses bras. Il faudrait être un vrai robot pour fonctionner comme je fonctionne, avec 2 ou 3 heures de sommeil dans le ciboulot.



Aujourd’hui, j’ai fait une recette de muffins aux carottes et noix, fourrés au fromage à la crème. Cochon, direz-vous. Oui, oui, cochon, en effet. La pâte est fondante et crémeuse, avec ce bon goût de fromage et de noix. Merde! Ça me fait penser à quelque chose. Du blé entier et des noix. Deux aliments que je dois temporairement bannir tant et aussi longtemps que je ne serai pas gynécologiquement guérie. Tant pis! Cette idée aussi de naître femme! La saison des fraises et de la bière fraîche sur les terrasses approche et je devrai jouer celle à qui ça ne tente pas vraiment de se gaver la fraise de fraises sucrées ou de se remplir la panse avec de la bonne bière froide. Grrr et re-Grrr! Voilà seulement deux ou trois ans que j’apprécie la bière, et je devrai m’en passer alors que les autres… Injustice!



Bof. De toute façon, mon trouble de fille semble vraiment apprécier ma présence. Je ne crois pas que je serai un jour guérie de ÇA. En tout cas, je fais partie du faible pourcentage de fille à qui les injections ne fonctionnent pas. Eh que ça me surprend!



Le chenapan fait la sieste. Monsieur a encore enlevé sa couche et a souillé pour la deuxième fois cette semaine sa belle literie toute vieille qui appartenait à sa grande sœur. Et pis? C’est pas une raison pour faire travailler maman! Vous me direz que je suis une distraite incorrigible pour le coucher sans pantalon dans son lit. J’ai abandonné toute idée de lui mettre un pantalon le jour, découragée de me faire labourer part les petits points de mon fils en colère. Je le laisse en couche. De toute façon, monsieur va maintenant sur la toilette des grands, parce que c’est sur la toilette des grands que les grands font pipi. Et non sur un petit pot de bébé, vert et bleu par-dessus le marché! Alors il essaie de pisser, le chenapan, la quéquette drette dans les airs, étant donné qu’il ne comprend pas encore à quoi ça sert, cette minuscule chose. Au moins, il a la mignonne idée de dire « PSSSSsssssss » quand il s’asseoit. Ça commence, ça commence.



J’adore m’occuper de lui. De ma fille, aussi. Mais mon fils a encore besoin de moi pour sa toilette, pour changer sa couche ou pour l’habiller. J’ai encore un bébé. Ma fille, grande indépendante qui veut tout faire toute seule, grandit si vite que j’ai peine à croire que je suis la véritable mère de cette petite beauté au regard bleu et intelligent. Il me semble que j’ai manqué un épisode quelque part. L’école l’an prochain, à celle-là, en plus. Impossible de lui montrer quoi que ce soit, à celle-là. Elle sait tout faire. J’exagère. Je suis sa mère et je m’améliore considérablement depuis sa naissance. Ma fille a fait de moi une femme meilleure.



Je prends ça COOL aujourd’hui. Dans quelques secondes, je publierai ce billet, j’éteindrai cet ordinateur et je commencerai, tranquillement, à préparer mon bœuf à la thaï pour ma petite famille.

Mitaine, Foulard et Manteau.

20h25. Le ciel est clair. Le bonheur de passer une soirée dehors à jouer avec les enfants, à planifier notre jardin, à se salir de terre et à donner des prénoms farfelus aux insectes qui trottinent sur nos mains. J’appelle ça VIVRE. Enfin, je sors de cette période de dormance où j’éprouve l’irrésistible envie de me vautrer dans mon lit dès que le soleil se couche. HIIIPPP! L’hiver est long, dans ce temps là, me direz vous. En effet.





Aujourd’hui, au grand bonheur de ma Princesse Pout Pout, Mitaine, Foulard et Manteau, nos trois nouvelles amies à carapace rouge et à points noirs, se sont jointes à nous pour notre grand ménage du printemps. Les coccinelles. Je radote, je le sais, mais il y en a des centaines cachées dans la terre et dans les branches des arbustes.





Il n’est pas terminé, ce grand ménage. En fait, il aurait fallu avoir un plus petit terrain pour espérer tout nettoyer en une fin de semaine. Avec les enfants en prime, notre terrain réclame de la part de ses occupants une grande dépense énergétique! Autant il est long à traverser, autant il est long à racler. Je semble me plaindre, là, comme ça, mais j’adore travailler dehors, chaussée de mes supers bottes de caoutchouc achetées pas cher chez Canadian Tire, les avants-bras et mon pantalon saupoudrés de terre et de brins d’herbe. Sexy Fadette!





Bon. J’arrête d’écrire. J’ai plusieurs blogues à lire, ce soir. Et demain. Vous écrivez trop et je me branche si peu souvent! Allez! Déguerpissez et laissez-moi tranquille!

...petite patate, tant pis pour toi!!!

Il y a des limites à se faire niaiser. Dans ce monde de fous, tout le monde court tellement vite que plus personne n’a le temps de s’arrêter 3 secondes pour vivre les vraies choses et pour parler aux gens. Il me semble que je n’exige pas grand-chose. Je suis gentille avec les gens. J’aimerais recevoir de la gentillesse en retour.





En janvier, nous farfouillons les magasins pour hommes afin de vêtir décemment Roméo qui fait vivre sa petite famille en travaillant fort fort fort devant trois écrans d’ordi. J’adore ma nouvelle région. J’adore le Saguenay. Mais je pleure sur mes restos montréalais et sur le manque d’originalité des boutiques pour femmes… mais surtout pour hommes.





Ici, les boutiques pour hommes ferment leurs portes. Résultat? Il ne reste pas grand choix, et la plupart des vêtements sont coupés pour des hommes sveltes au torse rasé. Tout est trop étroit pour les cuisses de cycliste de mon chum. Dans les cabines de Terra Nostra, il me faisait rire aux larmes en revêtant les beaux et chers vêtements qui lui faisaient ressembler à un Mica musclé. Sans blagues! De toute façon, Terra Nostra a fermé sa section testostérone. Le problème est en partie réglé.





Nous flânions alors chez Mexx, sans trop avoir le choix, lorsque commença notre histoire d’amour avec cette boutique.





En cherchant quelques chandails dans le département pour homme, Roméo frôle une colonne sur laquelle est accroché, sans trop savoir pourquoi, un joint en acier tranchant. Résultat? Son manteau d’hiver payé 400$ chez MEC (pas chez MEXX) se déchire à l’épaule.





Roméo s’achète rarement des vêtements dispendieux. Ce manteau de la MEC, d’une qualité irréprochable, idéal pour les sports d’hiver, était notre coup de cœur. Je trouvais mon chum très sexy dans ce manteau rouge-orangé. Décidément, nous portons malheur. Ce qu’on achète se conserve rarement en bon état. Je ne suis pas particulièrement matérialiste, mais je sais que Roméo travaille fort pour sa petite famille et ça me chagrine de constater que les biens matériels ont la vie courte.





«MEXX ne laissera pas un client tel que môsieur dans une telle situation» Clame la gentille gérante. Parfait, répond-t-on. Lundi sans faute, je dois me charger d’appeler la gérante des ventes de district. Lundi matin. J’appelle dans le 514. J’imprime ma belle voix sur le ruban de la boite vocale de la gérante des ventes, visiblement fort occupée. Pas de nouvelles. Roméo appelle à Chicoutimi. Il rappelle à Montréal. Pas de nouvelles. Nous réussissons à parler à la gérante des ventes de district après avoir dit notre façon de penser à la très gentille gérante du magasin de Chicoutimi. «Oui oui oui, j’allais vous appeler ce matin-même. » Menteuse, va! Au bout de 4 mois, après l’envoi de photos du manteau déchiré à la dite gérante des ventes de district, toujours pas de nouvelles. Silence total. Le manteau est encore déchiré et l’hiver est maintenant terminé. Exaspérés, nous lui écrivons cette semaine une lettre d’amour dans laquelle nous l’envoyons gentiment paître dans le champs de patates en lui faisant clairement comprendre qu’elle a perdu notre fidélité.





Le lendemain, à la première heure, un appelle de ladite gérante qui raconte que chez MEXX, tout le monde travaille comme des fourmis et tout le monde est occupé et qu’elle comprend notre colère et patati, et patata. Finalement, après m’avoir dit que le manteau, déjà vieux de 3 hivers, ne semblait plus valoir grand-chose, et que finalement ce n’était qu’un manteau, elle nous offrait un bon de 50$. Sidérée et incapable de dire quoi que ce soit d’intelligible, j’ai accepté son offre. De toute façon, je n’espérais plus rien de MEXX.





Le manteau de Roméo n’était pas un vieux manteau et j’ai été attristée lorsqu’elle m’a dit ça au téléphone. Quand nous payons 400$ pour un manteau, nous n’avons pas envie de nous faire dire au bout de 2 hivers que le manteau est devenu vieux et qu’il ne vaut plus rien. Surtout pas un manteau de cette qualité. Le respect est une valeur rare de nos jour. J’étais triste pour mon Roméo, mais comme je pense toujours APRÈS, il était trop tard pour lui dire ma façon de penser. 50$ en certificat-cadeau, alors que nous lui avons dit que nous ne remettrons plus les pieds dans cette bannière… Il y a un truc que je ne comprends pas.





Les chandails, achetés chez MEXX 4 mois plus tôt, la journée-même où commença notre aventure, ont incroyablement mal vieillit malgré les lavages délicats et les séchages à plat. Mais ce n’est pas grave! Si deux hivers pour un manteau c’est beaucoup, 4 mois pour un chandail MEXX c’est déjà trop. Mince consolation, nous recevrons par la poste un beau certificat-cadeau de 50 piastres que nous donnerons à un sans-abri, sans doutes.

La nuit.

3h40 du matin, dans la nuit de lundi à mardi.





Avec le temps, j’apprends. Dans mon cas, ça peut prendre beaucoup de temps. Mais je finis toujours par apprendre. Après 30 minutes de pis tourne dans mon lit, c’en était trop. L’oreiller sous le bras, j’ai quitté la chambre, fermé la porte ainsi que toutes celles de l’étage. Quand je me lève ainsi la nuit, pour avoir la paix, je libère les chats du ventre de la terre (le ventre de la terre… c’est tout de même plus mystérieux qu’un vulgaire sous-sol, pas vrai?). Autrement, mes deux rusés poilus reniflent ma présence à travers la craquelure du plancher et miaulent à m’en trancher les oreilles tant que je ne leur ouvre pas la porte pour qu’ils puissent venir se frôler contre moi et me ronronner leur reconnaissance à l’oreille et à la terre entière. Si je ne ferme pas les portes de chambres, bientôt j’entendrai hurler de part et d’autre que les chats sont la pire invention au monde. Si je ne ferme pas en haut, j’entends hurler. Si je n’ouvre pas en bas, j’entends miauler. Misère!





3h48. Bientôt, l’est s’éclairera d’une faible lumière. Le soleil se prépare à entrer en scène. Je devrai tirer les rideaux du salon et enfouir ma tête dans le creux du divan pour espérer dormir en paix. Quand je me lève, la nuit, je préfère lire quelques page et m’endormir sur le canapé. Avec mon oreiller. Sachant que le cadran de Roméo nous réveille toujours une heure à l’avance, je perds ici des minutes précieuses et par le fait-même l’occasion de recharger ma batterie en mode PATIENCE.





3h56. Qu’est-ce que je vous disais? Ma femelle tigrée grattouille dans la porte de son enfer en miaulant sa détresse de ne pas respirer le même air que sa maîtresse. Je la comprends! Son air à elle pue à des mètres à la ronde, croyez-moi! Toutes portes closes, je sens l’odeur de la litière de mes félins dès que mon nez quitte le deuxième étage. Pourtant, la litière est propre. Mais l’odeur âcre des souris transformées en crottes de chats (pitoyable destin que celui d’une souris saguenéenne) se répand dans le sous-sol pour imprégner la moindre parcelle poreuse de tissus ou de bois. Et comme l’odeur monte… Y en a marre d’être l’esclave dans ma propre maison de ces estomacs à pattes poilues.





4h03. Si j’espère m’endormir vers 5h, je devrai quitter ce papier et me vautrer sous la couverture déchirée du salon pour lire un roman que je ne finis plus de finir. Je ne sais pas ce qui m’arrive; les livres ne m’intéressent plus. Plus le temps. Lire les blogues, c’est rapide. Dynamique. Amusant. Intéressant de s’infiltrer ainsi dans le petit monde des blogueurs, d’essayer de décortiquer le réel de l’imaginaire. Le livre perd du terrain. Certain blogueurs écrivent de véritables petits bijoux virtuels. De petites perles que je croque au passage entre deux coups de chiffon. Lire les aventures et les mésaventures des blogueurs, même les petits riens quotidiens habituellement plates à vivre, qu’elles soient vraies au maniérées, stimule mon quotidien, me soude à l’écran et m’oblige à revenir pour pouvoir me gaver encore plus de ces histoires racontées par petits bouts, parfois drôles, parfois ordinaires ou carrément tristes.





4h17. Le ciel s’éclaire. Je vous quitte pour lire un peu.





13h50. Je n’ai pas fermé l’œil du reste de la nuit. Depuis que je fais du yoga, l’insomnie survient de plus en plus rarement. Je survivrai.

Ça m'embête de devoir trouver un titre à chaque message.

NE vous fiez pas au titre de ce billet. Je file le parfait bonheur aujourd'hui.



Le jogging est tombé à l’eau (PLOUF!!!) la semaine dernière, pour rappeler une chanson que j’adore détester! La pluie froide et les rafales de vents, ainsi que la NEIGE en ce premier jour de mai, m’ont rapidement persuadée de rester bien au chaud dans mon chez-soi. Ceci dit, mon intérieur n’est guère mieux depuis que les chats chassent les souris sur leur territoire. La litière dégage des odeurs pas trop agréables malgré un nettoyage quotidien et rigoureux par la préposée aux crottes de chats (moi).



Hier, séance yoga délicieuse, reposante et énergisante dans mon salon. J’ai ajouté à ma routine Dandâsana- le bâton- et Merudandâsana- le bâton en tension. Dandâsana exige un petit effort pour déposer une à une les vertèbres au sol, en partant vers le haut et en terminant par les lombes. Facile à dire! Surtout que j’ai oublié de dire que les bras doivent êtres tendus derrière la tête. Ma colonne est rigide comme cette Olga à chignon qui contrôlait les billets de train lors de mon voyage en Allemagne. Dandâsana favorise la souplesse et la mobilité de la colonne, ce bâton essentiel au corps sans lequel je serais molle comme une chiffe.



J’aime sentir que le corps allonge quand je l’étire. J’adorais les périodes d’étirement dans mes classes de ballet, pendant lesquelles je souffrais le martyr à la barre, écartelée comme une condamnée pendant que Sinéad chantait nothing compare to u (des fautes?) dans le haut-parleur. C’était notre chanson à toutes, pseudo ballerines à chignon, celle qui nous faisait turluter durant ce moment de grande souffrance. Il fallait souffrir pour danser. J’adorais souffrir. J'adore encore souffrir. Mais ne vous méprenez pas...



Le yoga n’est pas douloureux, mais j’ai toujours l’impression que j’ai perdu quelque part une vertèbre et que ma colonne trop courte et rigide s’étire, s’allonge toujours un peu plus, surtout lorsque je maintiens longtemps une asana. J’adore justement pratiquer la pince, qui allonge le dos. Je sens le travail des vertèbres qui s’étirent, quoique le dos doit rester passif et totalement détendu. J’adore ce principe de travailler les muscles du corps et les vertèbres de façon passive. Être passif et rester passif n’est pas acquis dans ma petite tête de linotte. Dur dur!



Sentir le travail du corps. Voilà ce que j’aimais en danse. Voilà ce que m’apporte le yoga. Avec le atha yoga, l’étirement se fait la plupart du temps sans effort. Et le lendemain, je me lève courbaturée. Étonnant comme notre mode de vie nous condamne à raccourcir de la colonne et à nous empâter. Le moindre petit mouvement qui réveille les profondeurs du corps nous cause de grandes courbatures. Le corps humain est une machine qui ne cessera jamais de m’émouvoir et de m’impressionner.



En parlant de corps humain… la petite chose qui me sert de fils a chaviré mon cœur de mère, aujourd’hui. Me donnant la main pour que je l’amène sur le bord escarpé de la rivière, il commentait de son éternel DA les oiseaux, les canards, Agathe la chatte qui nous suivait en rampant dans les herbes, le ciel bleu, le bruissement à la fois apaisant et inquiétant de la rivière qui coule. Il s’est placé naturellement devant sa grande mère et s’est assis sur le sol humide. Je l’ai imité et nous sommes restés ainsi de longues minutes à regarder les bouts de rivière qu’on peut encore apercevoir entre les branches, puisque les feuilles ne sont pas encore poussées. Il s’exclamait devant tout ce que ses yeux pouvaient voir, et devant tout ce que ses oreilles pouvaient entendre… en particulier l’écho de sa voix. Et dire que les voisins pensaient vivre dans un endroit paisible!

Pas le temps aujourd'hui

Je croyais pouvoir écrire quelques lignes, mais mon fils vient de se réveiller et ma fille me réclame. Dimanche froid et pluvieux. Samedi passé à courir à droite et à gauche pour ma fille. Jogging. Dodo à 22h. Faut croire que j'étais crevée. Fin de semaine à ne pas arrêter de courir et à se demander finalement ce que j'ai pu faire de bon. Il me reste quelques heures pour me reprendre! Vous saurez le reste demain! J'attendrai un peu avant de prendre ma décision et déménager mon blogue. Je vous fournirai ma nouvelle adresse afin de venir zieuter mon nouveau look. À défaut de changer de coupe de cheveux, je change le look de mon blogue!